L’accès à la propriété demeure une priorité pour tout un chacun. La spéculation immobilière et foncière ne laisse plus beaucoup de choix aux primo-accédants.
En 2005, nous avons décidé de faire construire à Châteauneuf. Le seul terrain disponible,accessible et constructible se trouvait dans un lotissement. Le maire, à l’époque, nous avait venté les mérites de ce lotissement; le seul en chantier dans le village.
La transaction s’est réalisée rapidement et nous voilà dans un lotissement privé avec sa co-propriété imposée. Le règlement de la co-propriété est passe partout, pas de contraintes surprenantes. Les choses se sont corsées par la suite: Réception difficile du lotissement (voirie, espace vert), comment entretenir les espaces verts, remplacer les ampoules des lampadaires … Appels de fond à régler pour financer les dépenses courantes (éclairage publique), réunion à organiser etc..; toute cette gestion pour un lotissement qui ressemble à une voie publique, habité par des propriétaires qui ne se connaissent pas.
Contrairement à certains lotissements de Valence, notre lotissement n’est pas protégé par un mur et un portail de 2m de haut. Les promeneurs aiment s’y balader avec leurs chiens.
En 2009, les parties communes du lotissement ont été cédées à la municipalité. Mais sera t’il le dernier?
Ces lotissements ressemblent à un aménagement du territoire délégué à une entreprise privée. Une fois terminés, la cession des parties communes à la municipalité me paraît légitime. Contrairement aux co-lotis, la municipalité, en acceptant ou refusant le permis de lotir, peut demander aux lotisseurs des corrections, des adaptations.
Lors du dernier conseil municipal de 2009, la rédaction d’un cahier des charges a été abordée. Ce cahier des charges serait vérifié lors des cessions des parties communes d’un lotissement pour s’assurer que tout est bien en « règle ». Cette vérification n’arrive pas t’elle trop tard? Pour l’intérêt des co-lotis, ne serait il pas préférable que ce cahier des charges soit appliqué pour l’acceptation des permis de lotir?
Aujourd’hui, on se retrouve avec des lotissements mal conçus par des lotisseurs qui recherchent le maximum de bénéfices. Le reprise des lotissements représente, certainement, une charge pour la communauté, mais les co-lotis paient leurs impôts, paient les aménagements du lotissement en achetant leur terrain un prix démesuré.
Faut il également qu’ils se chargent de l’assainissement, de la voirie, des lampadaires… ils pourraient également faire construire une école?
